Réforme du code de la route : 10 mois après, qu’en est-il ?

Au printemps dernier, la mise en place de la réforme Macron au sujet du code de la route a entrainé de nombreuses agitations et évolutions. Retour sur les faits. Suite à l’évocation des différents changements, plusieurs jours de manifestations et d’opération « escargot » ont placé les divers acteurs du permis de conduire en tête des actualités. La cause ? La privatisation et la modernisation de l’épreuve théorique du permis de conduire.  Egalement, la modification de son format. En effet,  le nombre de questions susceptibles d’être posées lors de l’examen a quasiment doublé, passant de 600 à 1000, demandant donc une modification en profondeur des programmes d’enseignement, devant désormais inclure de nouveaux thèmes comme les gestes de premiers secours ou encore les nouvelles technologies. Enfin, le sujet le plus controversé auprès des professionnels du secteur de l’auto-école fut la privatisation de l’épreuve. Au mois de juin, de nouveaux opérateurs privés (La Poste, SGS, Dekra) devaient être agréés à faire passer l’examen, dans le but de désengorger les listes d’attente.

Alors, quel constat aujourd’hui ?

Réussite assurée ou mission impossible ?

Quelques semaines plus tard : chute spectaculaire du taux de réussite à l’examen du code de la route, passant de 70% à presque 17% de candidats reçus. Des ajustements ont alors dû être mis en place. Les questions jugées les plus difficiles ont été retirées, ce qui a permis de remonter le taux de réussite a quasiment 60%.

Où passer l’examen ?

Suite à l’application de la réforme, La Poste eut pendant quelques temps le monopole sur le passage de l’épreuve du code. Ses centres d’examen se sont largement multipliés sur tout l’Hexagone. Depuis peu, SGS propose le même service. Dans les deux cas, le code est surveillé par des employés formés.

Avantages & inconvénients ?

Du côté du candidat, il faut noter un gain de temps. Inscription et règlement en ligne, transparence sur les créneaux d’examen disponibles sur le site de La Poste ou de SGS. Le délai d’attente est ainsi réduit. D’autre part, le candidat a la possibilité de réserver plusieurs créneaux d’épreuve – sous réserve de régler la somme requise – pour maximiser ses chances de réussite. L’inconvénient pour le candidat est d’ordre financier : puisqu’il doit régler les frais d’inscription de 30 € auprès des opérateurs ainsi que les frais de dossier à son auto-école.

Enfin, du point de vue des professionnels, la privatisation de l’épreuve fait réagir la fédération nationale des enseignants de la conduite qui craint aujourd’hui la disparition des centres d’examen dans les petites villes, concurrencés par ces acteurs privés.

➡ Afin d’aider les professionnels dans cette transformation, Otodeck lancera prochainement une fonctionnalité d’inscription sur la plateforme Laposte intégré au logiciel.

 

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